Dernière mise à jour : 3 septembre 2012
Minimiser les coûts, optimiser les commandes
Comment minimiser les stocks, optimiser les commandes ou les lancements de séries sans en contrepartie
générer des coûts induits importants ? Sachant que :
- le "sur-stockage" est source de coûts importants pour l'entreprise (coût du stockage
physique, locaux et surfaces utilisés, coûts annexes (assurances, gardiennage…), coût
des capitaux immobilisés dans le stock et ne générant pas d'intérêts…
- à l'inverse, le "sous-stockage" risque d'aboutir à des ruptures de stocks
préjudiciables à l'activité de production ou à l'activité commerciale de
l'entreprise (arrêt de la production, perte de ventes, perte de clientèle...)
Le principe de la série économique, appelée improprement formule de
Wilson tente d'y répondre. But : Commander ou fabriquer suffisamment de pièces pour que le total annuel des
coûts d'acquisition et de possession soit minimal pour l'entreprise.
Notions de coûts
Le coût de lancement
Chaque commande d'achat ou ordre de fabrication coûte à l'entreprise.
Le coût de lancement ou coût de passation des commandes représente tous les frais
liés au fait de passer une commande et est supposé être proportionnel au nombre de
commandes passées dans l'année.
Ces coûts sont déterminés à l'aide de la comptabilité analytique.
APPROVISIONNEMENTS
Le coût d'une commande est obtenu en divisant le coût total de fonctionnement
du service achat par une grandeur significative et pertinente, par exemple le nombre de commandes
passées annuellement.
Il est possible d'affiner le calcul en divisant par le nombre de lignes de commandes,
correspondant dans une commande à un article.
LANCEMENTS EN FABRICATION
Le coût d'un lancement en fabrication est obtenu en divisant le Coût total de
fonctionnement du service ordonnancement, auquel il faut, ajouter les coûts de réglage des
machines et des préséries (voir aussi SMED), par le nombre de lancements en fabrication.
ORDRE DE GRANDEUR
La valeur dépend essentiellement de l'entreprise, de ses choix en matière
de comptabilité analytique (clés de répartition, unités d'oeuvre…).
Il est difficile de définir une fourchette de valeur standard. Bon nombre d'entreprises ne savent pas
à combien leur revient une commande ou un lancement en fabrication.
Le coût de possession
Le coût de possession du stock est constitué des charges liées au
stockage physique mais également de la non rémunération des capitaux immobilisés
dans le stock (voire du coût des capitaux empruntés pour financer le stock). Pour cette
dernière raison, ce coût est considéré comme étant proportionnel à
la valeur du stock moyen et à la durée de détention de ce stock.
Le taux de possession annuel t% est le coût de possession ramené à une
unité monétaire de matériel stocké. Il est obtenu en divisant le coût
total des frais de possession par le stock moyen. Ces frais couvrent:
- l'intérêt du capital immobilisé,
- les coûts de magasinage (loyer et entretien des locaux, assurances, frais de personnel et de
manutention, gardiennage..), les détériorations du matériel, les risques d'obsolescence.
Nous situerons entre 15 et 35% le taux utilisé dans les entreprises, suivant le
type des articles et la qualité de leur gestion des stocks.
|
L'auteur, Christian HOHMANN, est
directeur associé au sein d'un cabinet conseil.
Contact commercial
|
Guide pratique des 5S
par l'auteur de ce site, aux Editions d'organisation.

Pédagogique et opérationnel, ponctué de nombreuses
anecdotes, l’ouvrage fournit des exemples
concrets et des illustrations pour différents secteurs
d’activités. Il invite le lecteur à s’intéresser
également aux exemples qui ne relèvent pas de
son secteur d’activité, pour y puiser des idées à
transposer dans le sien.
|
|
Modèle dit "de Wilson"
Cette formule est basée sur un modèle mathématique
simplificateur dans lequel on considère que la demande est stable sans tenir compte des
évolutions de prix, des risques de rupture et des variations dans le temps des coûts de
commande et de lancement (on dit aussi "en avenir certain").
|
Les hypothèses du modèle :
- La demande annuelle est connue et certaine.
- La consommation est régulière (linéaire).
- Les quantités commandées sont constantes.
- La pénurie, les ruptures de stock, sont exclues.
Remarque : nous supposerons que la gestion du stock s'effectue sur une période annuelle.
|
Calcul de la quantité économique
Posons :
N |
le nombre de pièces consommées
(fabriquées ou achetées) |
Q |
le nombre de pièces approvisionnées ou lancées en
fabrication en une seule fois |
Pu |
le prix unitaire de la pièce |
Ss |
le stock de sécurité envisagé pour cette pièce |
T |
le taux de possession de l'entreprise exprimée en % |
CL |
le coût d'approvisionnement ou de lancement en fabrication |
Calcul des coûts
Composante |
Formule |
Le nombre annuel de lancements |
 |
Le coût annuel de lancement |
 |
Stock moyen dans l'entreprise (dans l'hypothèse d'une consommation régulière) |
 |
Coût annuel de possession |
 |
Coût total |
 |
Trouver la quantité économique Qe, c'est trouver la valeur de Q pour laquelle
le coût total est minimal, c'est à dire la valeur Qe pour laquelle la dérivée du
coût total par rapport à la quantité est nulle. (Le stock de sécurité n'est pas commandé à chaque fois)
D'où la formule de la quantité économique Qe :
Sur le graphique suivant sont portées les courbes :
- Coût de lancement ; dégressif en fonction des quantités
- Coût de possession ; théoriquement proportionnel aux quantités
- La courbe des coûts cumulés

La quantité économique se trouve à l'intersection des deux courbes, lancement
et possession, ou au point d'inflexion de la courbe cumulée. Dans la pratique toutefois, il sera
impossible de commander exactement la quantité économique, on choisira une taille de lot
répondant aux diverses contraintes et comprise dans la "zone économique".
Critique du modèle
Cette page vous est offerte par ©hristian HOHMANN -
http://chohmann.free.fr/
|
|