KAIZEN
Le principe de l'amélioration continue

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Dernière mise à jour : 30 Octobre 2013


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Dossier Progrès permanent 

kaizen

KAIZEN

En japonais le mot "KAIZEN" signifie amélioration, améliorations sans investissements ni gros moyens, en impliquant tous les acteurs des directeurs aux ouvriers et en utilisant surtout le bon sens commun. La démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites jour après jour, mais constamment, c'est une démarche graduelle et douce, à petits pas, qui s'oppose au concept plus occidental de réforme brutale ou rupture, du type "on jette tout et on recommence avec du neuf"

Le Kaizen n'est pas une méthode ni un outil, c'est un mode de pensée qui ne se satisfait pas d'une situation donnée, mais cherche constamment à l'améliorer ou la remettre en cause pour un résultat meilleur.

Il n'existe donc pas de "recette" ou de "mode opératoire" du Kaizen. Tout au plus peut-on initier les personnels à l'esprit Kaizen, puis les mettre en situation et dans les conditions favorables pour qu'ils s'approprient ce mode de pensée et le mettent en oeuvre au quotidien.

Cet article a été transféré sur mon nouveau site: http://christian.hohmann.free.fr/index.php/lean-entreprise/lean-management/289-kaizen-amelioration-continue

Initier l'esprit KAIZEN

L'esprit Kaizen peut être initié de différentes manières. La plus commune est de changer les opérations des exécutants pour rendre leur travail plus productif, moins fatiguant, plus efficient et sûr. Pour assurer la collaboration des exécutants, ils sont invités à coopérer activement, à repenser son travail avec l'aide de collègues ou le support d'un groupe Kaizen. Une autre démarche est d'améliorer les équipements, notamment en installant des systèmes de détrompeurs et /ou en changeant la disposition des machines. La troisième voie est la révision des procédures. Toutes ces alternatives peuvent se combiner en un plan plus ambitieux.

    La première étape conseillée est de revoir les standards et vérifier les performances actuelles et estimer combien et comment les performances peuvent être améliorées. Quand cette étape est franchie et les nouvelles performances stabilisées, réviser les standards.

    La démarche Kaizen est contrôlée. Dans un contexte industriel, il est inconcevable que n'importe qui puisse "bricoler" dans son coin les produits ou process sous prétexte d'amélioration.

    Le plus souvent, le Kaizen est piloté par de groupes d'améliorations et s'accompagne d'un système de recueil de suggestions (TEIAN en japonais) sous forme de "boite à idées", qui permet à tous, quel que soit leur rang, de faire connaître leurs observations et bonnes idées. Celles-ci sont évaluées par un comité compétent. Les suggestions retenues et mises en application se voient généralement gratifiées d'un pourcentage sur les gains réalisés.

    Une idée d'amélioration peut émerger "spontanément" ou être la réponse à un problème formulé, et auquel on cherche une solution.

Propreté et discipline, les 5S

Je m'étonne souvent de la cohérence des méthodes japonaises, elles tiennent tout à la fois d'une philosophie et des méthodes simples . Une de ces "philosophie-méthodes" sont les 5S, cinq règles de base pour la propreté et la discipline.

Propreté et discipline sont à la fois du Kaizen et des préliminaires aux améliorations futures. Les 5S ne sont pas de simples règles d'hygiène, mais également un moyen de maintenance élémentaire ainsi que les ferments d'améliorations futures.

Eliminez les Muda

Un autre mot Japonais, muda a fait son chemin jusqu'aux langues des industries occidentales. Muda signifie gaspillage, mais ce mot intègre de plus vastes connotations. Toute opération ne générant pas de valeur ajoutée est muda. Devoir chercher un outil non immédiatement disponible est muda. Muda existe sous différents aspects qui doivent être éliminés:

  • Surproduction et stocks, accumulations de choses non nécessaires immédiatement
  • Produits défectueux nécessitant réparation ou destruction
  • Mouvements inutiles
  • Procédures imposant des tâches inefficaces ou inutiles, non synchronisation des systèmes
  • Innocupation lors de changements de séries, d'outils ou pannes d'équipements
  • Logistique : timing inadéquat, déplacements excessifs ou mauvaises livraisons.

Toutes les catégories de muda causent directement des pertes d'argent ou au moins la perte d'opportunité d'améliorer efficacité et satisfaction client. Changer les pertes en profit en éliminant les muda est un des moyens les plus simples pour améliorer les opérations. L'élimination des gaspillages, l'un des nombreux aspects du Kaizen, ne requiert que peu d'efforts.
Allez au gemba, observez, trouvez le(s) muda et prenez des mesures pour l'éliminer.


Exemples de Kaizen

Le Kaizen n'est pas une méthode révolutionnaire, mais beaucoup plus un état d'esprit que l'on met en place et que l'on fait vivre, par l'implication de l'ensemble du personnel.

Le Kaizen s'explique en général au travers d'exemples de réalisations :

    servante d'atelier

  • La réimplantation en U des machines d'un atelier permet de passer d'un système 5 machines / 3  opérateurs à un système 5 machines / 2  opérateurs.
  • Le reconditionnement en temps masqué de composants livrés en boites de 2000 en nouvelles boites de 4000 réduit la fréquence des arrêts machine pour rechargement.
  • L'utilisation de la gravité (énergie gratuite) pour évacuer des pièces ou déchets économise des gestes ; plan de travail percé, les pièces finies tombent dans un conduit qui les mène vers une caisse en contrebas.
  • L'ajout d'une table-guide sur une plieuse de tôle permet de plier deux tôles à chaque passe, contre une seule à l'origine.
  • Cette servante d'atelier est un autre exemple de kaizen; sur la base d'une servante standard, un panneau d'accrochage d'outils a été ajouté, ainsi qu'un dévidoir pour rouleau de papier.
    Cette amélioration a été faite dans le cadre d'un projet SMED.

Le Kaizen n'est pas une méthode en soi, car il utilise tous les outils de créativité et de résolution de problèmes classiques. C'est beaucoup plus un environnement incitatif et formalisé.

Le concept KAIZEN est générique pour tout un ensemble d'activités qui peuvent être désignées sous "Kaizen", donc amélioration;

Le SMED, TPM, le zéro-défaut, Les Poka-Yoké, le juste à temps, tout cela signifie améliorations et donc en un sens constitue du Kaizen.

 


Comparatif Kaizen - Réformes

KAIZEN fait référence à une démarche d'améliorations ET à une continuité. La routine du travail ordinaire contient bien l'élément "continuité mais n'inclus pas l'idée d'améliorations. Innovation fait référence au changement mais n'inclus pas l'idée de continuité. De par sa force symbolique, de dynamisme, l'innovation est souvent préférée au Kaizen. Kaizen et innovation sont deux démarches très différentes, l'approche kaizen est de faire meilleur usage des ressources existantes.

En complément de lecture sur ce point, voir l'article consacré au débat Innovation de rupture contre innovation incrémentale.

Consultez également le portail PROGRES PERMANENT

 

Kaizen Améliorations

Innovations

Raisonnement

Nous connaissons et maîtrisons bien notre matériel, mais on peut faire mieux à peu de frais

Pour améliorer nos performances il nous faut le matériel dernier cri

Habitudes

peu de changements

souvent à changer

Matériel

ancien amélioré

changé pour le dernier cri

Accueil par les opérateurs

bon, ils ont participés ou ont été constamment informés

méfiance, ils sont mis devant un fait accompli

Fiabilité

semblable à avant, généralement meilleure

ajustements, réglages et pannes de jeunesse, mauvaise connaissance du nouveau matériel...

Coûts (investissements)

Réduits

Importants

Coûts (maintenance-fonctionnement)

semblables à avant

d'abord inconnus puis généralement importants

Coûts (amortissements)

matériel déjà amorti

importants

Performances

rapidement une légère amélioration

améliorations importantes mais longues à venir, car il a fallu s'habituer au nouveau matériel, le fiabiliser et même le modifier...

Alors que le Kaizen avance à petits pas, utilise le savoir faire et beaucoup de bon sens commun, l'innovation avance à grands pas et cherche des sauts technologiques. Kaizen est basé sur l'effort, alors que l'innovation est basé sur l'investissement. Kaizen reconsidère constamment le process pour en vérifier les résultats face aux objectifs, tandis que l'innovation recherche les résultats. Ceux-ci sont-ils lents à venir ou jugé hors d'atteinte ? Tout le process pourrait être changé.


Conclusion

Les bénéfices des principes du kaizen sont multiples. Les solutions privilégient le bon sens commun, des approches à faibles coût, le réajustement permanent. Les améliorations deviennent possibles et la dynamique est impulsée. Il n'est pas toujours nécessaire d'obtenir l'approbation de la direction pour opérer les changements.

  • La démarche d'amélioration doit être formalisée, pour éviter que dans leur enthousiasme créatif, les acteurs ne prennent des initiatives dont ils ne peuvent mesurer toutes les conséquences, à l'insu des spécialistes et responsables.

  • Si le système prévoit une forme de récompense, il faut être très clair sur les motifs d'un rejet d'idée, qui paraîtra toujours injuste à son auteur.

  • Les agents des méthodes doivent trouver leur place dans ce système, eux dont le métier est précisément d'améliorer en permanence...


Annexe

Pourquoi améliorer ?

    Bien que la démarche d'amélioration permanente ne vise pas uniquement la baisse des coûts, le chapitre suivant est une bonne illustration de la nécessité d'améliorer, qui de plus est relativement universelle.

A la "Belle époque" le prix de vente d'un bien était fixé en suivant le raisonnement additionnel classique ;

Prix d'achat matières +  Valeur Ajoutée + Marge = Prix de vente

La Valeur Ajoutée se définit pour l'instant comme la valeur de l'élaboration des produits.

Ce raisonnement ne peut désormais s'appliquer que dans les secteurs faiblement concurrentiels où le constructeur maîtrise encore le Prix de Vente.

Hélas pour les producteurs, et heureusement pour le consommateur, ces temps sont révolus.

Par les productions massives, la diffusion des biens, la mondialisation, une clientèle exigeante... les constructeurs dans la plupart des domaines se disputent désormais âprement chaque part de marché.

Aujourd'hui, la concurrence est un facteur déterminant dans le prix de vente, et apparaît la notion de Prix Marché, fixé par le choix des consommateurs et non plus maîtrisé par le producteur.

Le raisonnement change; comme désormais le Prix de Vente est une donnée non maîtrisable par le constructeur, mais imposée par le Marché, il faut recourir à un raisonnement soustractif :

Prix de Vente - Prix d'achat matières = Valeur Ajoutée + Marge

A prix de vente constant, la baisse du prix d'achat augmente la marge, ceci est généralement du ressort des services achats.
Mais à coûts d'achat constants, une action visant à réduire les coûts d'élaboration (désignée par valeur ajoutée) procure plus de marge et/ou un avantage concurrentiel.

Il faut se souvenir que :

  1. Une seule donnée est commune à tous les concurrents : le temps !
  2. La V.A n'est pas présente à 100% par unité de temps !

Explications :

  1. Seul le temps est une donnée commune à tous !
  2. Chaque constructeur choisit ses matériaux, ses machines, travaille à sa façon, conçoit ses produits et oriente sa propre stratégie commerciale.
    Il peut y avoir autant de manières de produire qu'il y a de constructeurs, mais chacun ne dispose toujours que de 24 heures dans un jour, 60 minutes par heure, seul le temps est véritablement commun à tous...
    Si entre les concurrents les structures sont comparables, l'utilisation efficace du temps est déterminante.

  3. Qu'est-ce que la Valeur Ajoutée ?
  4. Prenons un exemple : un stylo-feutre est constitué d'un capuchon plastique, d'un corps métallique et d'un morceau de feutre imbibé d'encre. Chaque élément séparément possède une valeur intrinsèque très relative (que faire d'une capsule seule ?), mais le fait d'avoir assemblé ces divers éléments a conféré au nouvel élément une valeur toute autre !
    La V.A est la valeur d'élaboration du produit, dans notre cas l'assemblage du stylo-feutre.

Or la V.A n'est pas présente pendant tout le temps d'élaboration :

Pour assembler deux pièces il faut d'abord prendre les pièces avant de les assembler.

Pourtant seul le fait de les assembler confère une Valeur Ajoutée le reste n'est que PERTE.

Voilà qu'apparaît la notion de moment de Valeur Ajoutée ; dans une élaboration, seule une fraction du temps nécessaire est génératrice de V.A et transport, manutention, stockage ne sont que des pertes !

Indispensables peut-être, ces opérations supplémentaires ne sont en aucun cas générateurs de VA.
Ce sont des maux nécessaires...

Nécessaires ?

Dans " mal nécessaire " sur quel mot doit-on mettre l'accent, sur "mal" ou "nécessaire" ?

Traditionnellement c'est sur "nécessaire" (comprenez inévitable) que l'on insiste.
Alors que nécessaire ou non, le mal reste le mal !

LES PERTES SONT DES BENEFICES POTENTIELS !
Le but est d'anéantir les pertes.


Analogie des alpinistes

Dans "le Lean management", Dirk BÖSENBERG & Heinz METZEN [BOS94] (traduit de l'Allemand) livrent une analogie pertinente ;

"Les alpinistes en tant que sportifs incarnent le mieux l'état du régime minceur. (…) Le parallèle entre les vertus de l'alpiniste et celles des principes de travail dans le régime minceur (Lean) est étonnant."

Idées-forces sur les petits pas maîtrisés :

  • Développement des petits pas sur un terrain solide
  • Plus le terrain est incertain, plus les pas sont petits et assurés
  • Utilisation du feed-back pour guider le prochain pas
  • Vitesse de développement par des pas rapides et assurés
  • Motivation par des progrès constants

Cette image est particulièrement adaptée me semble-t-il, car le but à atteindre, -le sommet- est généralement bien identifié et défini par les directions d'entreprises.
Le chemin est semé d'embûches; concurrents, réglementations, mondialisation…

La météo -le marché- est incertaine ; visibilité réduite, changements inattendus, problèmes non identifiés, mauvaise anticipation, choix malencontreux…

    Sommaire

     

    Les limites du Kaizen
    Mener un chantier Hoshin

     

    L'auteur, Christian HOHMANN, est directeur au sein d'un cabinet conseil.

    Contact commercial

     

    Techniques productivité

     

    A lire sur le Blog
    Esprit Kaizen es-tu là ?
    La loi des 98%, le succès du Kaizen ?

     

    Guide pratique des 5S
    par l'auteur de ce site, aux Editions d'organisation.

    Guide pratique des 5S

    Pédagogique et opérationnel, ponctué de nombreuses anecdotes, l’ouvrage fournit des exemples concrets et des illustrations pour différents secteurs d’activités. Il invite le lecteur à s’intéresser également aux exemples qui ne relèvent pas de son secteur d’activité, pour y puiser des idées à transposer dans le sien.

     

    Le concept de gaspillages

    Expliqué sur le portail lean entreprise

     

    Gemba

    Quest-ce que le "Gemba", un terme parfois associé au Kaizen ?

    GEMBA est (encore) un mot Japonais signifiant place réelle, c'est à dire où l'action a lieu, où la valeur ajoutée se crée, là où le client obtient sa satisfaction.

    Comme nous verrons plus loin, on peut améliorer indéfiniment, mais seul le Gemba Kaizen, "on the real place", apportera des améliorations efficaces. En Production (dans l'industrie), Gemba est souvent synonyme de "poste de travail", d'atelier.
    Or, les ateliers ne sont pas toujours reconnus comme des lieux où se génère la valeur, car d'autres secteurs tels la finance, le marketing, les ventes et le dévelopement ont les faveurs des directions.

    Lors de la définition d'un plan d'action Kaizen, allez d'abord au gemba. Cherchez la perception de la réalité du gemba, discutez avec les gens du gemba.

     

    Un mot sur les
    Poka-Yoké

    Le Poka-Yoké est un détrompeur, un système anti-erreur.
    La production en moyenne et grande série oblige les exécutants à réaliser diverses opérations répétitives. L'attention permanente et soutenue pour garantir la qualité amène fatigue et lassitude. La mémoire physique qu'acquiert le corps, les "automatismes", contribuent également à la dérive de l'esprit, à la distraction.

    Afin de pallier ces faiblesses inhérentes à l'humain, il convient d’équiper les postes de travail de dispositifs anti-erreurs.
    Ces dispositifs ou détrompeurs peuvent se présenter sous différentes formes :

    • Tout-ou-rien, qui autorise uniquement la position admise pour sa fabrication
    • Comptage, pour garantir qu’aucun élément n’a été oublié
    • Séquentiels, qui garantissent l’exécution du mode opératoire dans l’ordre défini

    Se sont souvent des "bricolages" (au sens noble du terme) astucieux qui permettent de déceler, éviter une erreur.

    Quelques exemples :

    • Une pièce ne peut être libérée que si l'opération à surveiller a bien déclenché un contact (séquentiel).
    • Un système de gabarits retient les pièces à la géométrie non conforme (dimensionnel).
    • Un système de piges rend impossible le montage d'un outil à l'envers (asymétrie).

    La mise en place d'un Poka-Yoké est souvent faite dans le contexte du Kaizen; à un problème révélé, l'analyse livre les causes et le système Poka-Yoké les supprime.

    Voir aussi la présentation sur l'anti-ergonomie

     

    Quelques écueils.
    La Résistance au changement

    Il n'est pas trop difficile d'introduire des nouveautés dans une organisation, mais en conserver et en maintenir la dynamique l'est assurément. Une des raisons de l'échec est la résistance au changement, changer sa routine confortable. Comme les changements ont longtemps été imposés par la hiérarchie et destinés à gagner plus "sur le dos" des ouvriers, ceux-ci nécessitent informations, entraînement et surtout de la confiance dans le nouveau système. Et quel meilleur moyen pour gagner l'adhésion des acteur au projet que de les faire participer ?

    Second écueil classique est le manque de structures, de systèmes et procédures qui assurent la continuité de ces nouvelles activités. J'ai malheureusement fait l'expérience de projets lancés à grand renfort de publicité, mais qui n'ont pas dépassé le stade d'affiche, ou d'autres, mort-nés car personne n'avait en charge le maintien et l'animation. L'implication de la direction dans de telles activités est cruciale. Le middle management doit lui fournir les moyens opérationnels pour transmettre et maintenir le projet au Gemba, dans l'atelier.

    En faire trop...

    Dans un environnement industriel, les points d'amélioration potentiels sont nombreux. On pourrait même améliorer indéfiniment. Il est assez fréquent que les groupes d'amélioration proposent des améliorations pour améliorer. Si c'est là le but, il ne faut cependant pas perdre de vue que l'amélioration devrait apporter de la valeur ajoutée ou supprimer des pertes.

    Bien qu'on ne puisse pas fixer de critères absolus pour évaluer l'intérêt d'une amélioration proposée, il peut être déroutant d'entendre que l'ajout d'un "élément de confort" sur un poste de travail relève du Kaizen. Bien sûr, il faut soigner l'ergonomie des postes, mais il faut bien s'entendre aussi sur le champ d'action de la démarche Kaizen, car toute action n'est pas justifiable simplement parce qu'accompagnée du mot magique.

    Le cadre formel doit en principe veiller aux dérives. Le recours à des outils simples d'analyse et d'aide à la décision tels que les diagrammes de Pareto et le QQOQCP peuvent se révéler forts utiles.

     

    Lire également :
    5S et Kaizen, occupations de crise ?

    La baisse d'activité dans les usines et les ateliers, liée à la crise semble redonner un intérêt aux 5S et aux chantiers Kaizen


    Les limites du Kaizen
    Mener un chantier Hoshin

Bibliographie

  • [BOS94] "le Lean management", Dirk BÖSENBERG & Heinz METZEN, éditions d'organisation, Paris, 1994,223p,ISBN : 2-7081-1405-0
  • NAKAMURA Hiromichi, "comment rendre une usine frugale en dix-huit mois, le cas d'aluminium Fuji, Masson, Paris, 1991, 165p

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